15/02/2012

Grèce, la révolte du peuple

Humeur du moment ...

Les évènements de dimanche en Grèce et spécialement à Athènes ont peu d'équivalent dans l'histoire de l'europe.

 

Manifestation Grèce 1.jpg

(Image: non signée.)

En effet plus de 100'000 manifestants mobilisés, des dizaines de bâtiments réduit en cendres par des citoyens en colère, prêt a détruire tout ce qui avait un lien direct voir indirect avec la gouvernance mondiale et européenne, des citoyens en colère, car privé de démocratie, privé du droit élementaire de dire non a un projet politique qu'ils désapprouvent ! Privé du droit au referendum populaire, tellement sacré chez nous en suisse.

Ce qui m'interpelle dans cet événement en particulier, c'est le peu d'état qu'en a fait la presse genevoise, qui pour la plus grande partie, dont notre bien aimée TDG, étaient manifestement occupés a surveiller le vote du parlement, et la consécration des quatres volontés des oligarques de l'europe.

Concernant la situation citoyenne et son cri de révolte, nous sommes pas loin du black out.
Concernant la situation dramatique du quotidien des couches sociales défavorisées, silence assourdissant également...

 

Et pourtant, la situation actuelle des Grecs, et cet événement majeur de l'histoire de notre continent, auraient dû mobiliser toute notre attention, mais les journaux ont préferés faire de pleines pages avec le décès, certe malheureux, d'une chanteuse. Ils ont ainsi relayé l'histoire a de petits encard, voir RIEN pour certains.

Plutôt que de poursuivre avec mes mots et mes pensées, je préfère relayer le courrier d'un manifestant, anonyme et simplement trouvé sur le net.

Le voici:

Les médias internationaux ont parlé de la nuit dernière en Grèce. Ils ont parlé de feu, de chaos, de violence…

 

Ils parlent des 100.000 personnes qui se sont rassemblées sur Syntagma, mais pas des 200.000 qui y étaient vraiment ou des 300.000 qui ne pouvaient pas atteindre la place parce que les rues et le métro étaient bloqués par la police.
Ils n’ont pas parlé de la façon dont la police a provoqué vers 17:00 le début des émeutes en lançant des gaz lacrymogènes, sur toute la place Syntagma, dispersant les manifestants dans le centre d’Athènes, afin d’éviter les perturbations à l’extérieur du parlement.
Les médias ont parlé de destruction aveugle, répandant la rumeur que la Bibliothèque Nationale d’Athènes était dévorée par les flammes. Faux.
Des banques ont été brûlées, des cafés et des magasins, des franchises appartenant aux industries multimillionaires qui ont mis la Grèce dans cette situation. Les médias parlent de jeunes contre le système, mais pas des femmes et des hommes agé-e-s portant des masques à gaz et montrant leur soutien pendant des heures, frappant en rythme dans leurs mains et avec les pieds aux portes des banques et des multinationales, sifflant et criant pour soutenir les premières lignes qui résistaient aux attaques anti émeutes dans les rues pleines de lacrymo et de flammes, applaudissant en voyant s’enflammer Alpha Bank et Eurobank.
Ils disent que la violence ne résoudra pas la situation en Grèce, mais ils ne parlent pas des assemblées inter-quartier qui se sont tenues la semaine dernière à l’Université de Pantios, ils ne disent pas que l’occupation de l’Université de Nomiki avait pour objectif d’être un lieu d’échange et de débat entre les différents mouvements grecs, ne parlent pas des cantines libres et des marchés d’échanges qui ont lieu chaque semaine dans les quartiers.
Ce que les médias ne diront pas, c’est qu’après la dernière autoréduction massive dans un supermarché, et la distribution des aliments dans un quartier ouvrier de Salonique, les anciennes disaient qu’elles n’étaient pas arrivées à temps et qu’elles reviendraient, et bien que pas là pour l’instant, elles savent où sont les leurs.
Ce qu’ils ne diront pas c’est que pendant que nous marchions dans un quartier ouvrier, dans une petite manifestation loin du centre, les gens se mettaient à leur balcon en levant le poing, et la manifestation a vu son affluence se multiplier, les gens sortaient de leurs maisons pour la rejoindre, les anciennes applaudissaient depuis les balcons, les vieux… merde, les vieux chantaient des hymnes, je ne comprenaient pas un mots, mais vous n’imaginez pas, vous n’avez pas idée, et ça, les medias ne le diront pas, mais nous, nous le disont.
Ici, à Athènes, ils savent qu’ils ne sont pas seuls, que toute l’Europe suit le même chemin, ce qu’ils ne savent pas dans le reste d’europe c’est ce que nous faisont… si le reste de l’Europe est en train de faire quelque chose.
Nous ne voyons pas seulement le présent de la Grèce, nous sommes en train de voir notre futur.
Athènes 13-2-2012

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(Image : REUTERS/PHASMA/Michalis Karagiannis)

Laurent Leisi

 

 

02:41 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : grèce, athènes, manifestation, ue, médias | |  Facebook

Commentaires

Cher monsieur,

Au lieu de partir dans une polémique comme d'autre ferait, sur votre parti que je ne suis pas, je vous remercie du partage d'information.

En effet, il est de notoriété que nos médias font un travail très partiel! Je suis heureux de voir que le berceau de la démocratie se bat pour retrouver sa liberté. Malheureusement pour que l'homme prenne conscience de ce don, il faut le faire souffrir et l'affamer. Mais mieux vaut tard que jamais!
Bien à vous!

Écrit par : plume noire | 15/02/2012

Les allemands devraient rougir de honte et ne plus jamais avoir droit à la parole.Oser réclamer de l'argent emprunté à coups de milliards par eux auprès du gouvernement Grec et ce en 1974 faut vraiment être allemand pour oser une telle mascarade

Écrit par : elena | 25/02/2012

Article éminemment pertinent de Mikis Theodorakis, compositeur Grec et créateur du Sirtaki, qui prend la défense d'une révolution des Grecs face a la pieuvre mondialiste et apatride de l'oligarchie européenne et américaine.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29479

Écrit par : Laurent Leisi | 27/02/2012

L'image en dit beaucoup!

Écrit par : faire part | 28/02/2012

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